mercredi 24 mars 2010
Charles Baudelaire, Peintre de la vie moderne
Le Peintre de la vie moderne (publie.net)
Le Peintre de la vie moderne (wiki)
vendredi 19 mars 2010
Albert Camus
Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe, 1942, pages 29 à 31."Il arrive que les décors s'écroulent. Lever, tramway, quatre heures de bureau ou d'usine, repas, tramway, quatre heures de travail, repas, sommeil et lundi mardi mercredi jeudi vendredi et samedi sur le même rythme, cette route se suit aisément la plupart du temps. Un jour seulement, le « pourquoi » s'élève et tout commence dans cette lassitude teintée d'étonnement. « Commence », ceci est important. La lassitude est à la fin des actes d'une vie machinale, mais elle inaugure en même temps le mouvement de la conscience. Elle l'éveille et elle provoque la suite. La suite, c'est le retour inconscient dans la chaîne, ou c'est l'éveil définitif. Au bout de l'éveil vient, avec le temps, la conséquence : suicide ou rétablissement. En soi, la lassitude a quelque chose d'écœurant. Ici je dois conclure qu'elle est bonne. Car tout commence par la conscience et rien ne vaut que par elle. Ces remarques n'ont rien d'original. Mais elles sont évidentes : cela suffit pour un temps, à l'occasion d'une reconnaissance sommaire dans les origines de l'absurde. Le simple « souci » est à l'origine de tout.
De même et pour tous les jours d'une vie sans éclat, le temps nous porte. Mais un moment vient toujours où il faut le porter. Nous vivons sur l'avenir : « demain », « plus tard », « quand tu auras une situation », « avec l'âge tu comprendras ». Ces inconséquences sont admirables, car enfin il s'agit de mourir. Un jour vient pourtant et l'homme constate ou dit qu'il a trente ans. Il affirme ainsi sa jeunesse. Mais du même coup, il se situe par rapport au temps. Il y prend sa place. Il reconnaît qu'il est à un certain moment d'une courbe qu'il confesse devoir parcourir. Il appartient au temps et, à cette horreur qui le saisit, il y reconnaît son pire ennemi. Demain, il souhaitait demain, quand tout lui-même aurait dû s'y refuser. Cette révolte de la chair, c'est l'absurde.
Un degré plus bas et voici l'étrangeté : s'apercevoir que le monde est « épais », entrevoir à quel point une pierre est étrangère, nous est irréductible, avec quelle intensité la nature, un paysage peut nous nier. Au fond de toute beauté gît quelque chose d'inhumain et ces collines, la douceur du ciel, ces dessins d'arbres, voici qu'à la minute même, ils perdent le sens illusoire dont nous les revêtions, désormais plus lointains qu'un paradis perdu. L'hostilité primitive du monde, à travers les millénaires, remonte vers nous. Pour une seconde, nous ne le comprenons plus puisque pendant des siècles nous n'avons compris en lui que les figures et les dessins que préalablement nous y mettions, puisque désormais les forces nous manquent pour user de cet artifice. Le monde nous échappe puisqu'il redevient lui-même. Ces décors masqués par l'habitude redeviennent ce qu'ils sont. Ils s'éloignent de nous. De même qu'il est des jours où, sous le visage familier d'une femme, on retrouve comme une étrangère celle qu'on avait aimée il y a des mois ou des années, peut-être allons-nous désirer même ce qui nous rend soudain si seuls. Mais le temps n'est pas encore venu. Une seule chose : cette épaisseur et cette étrangeté du monde, c'est l'absurde."
jeudi 25 février 2010
Clifford Geertz & the "thick description"
http://hypergeertz.jku.at/geertzstart.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Clifford_Geertz#External_links
http://en.wikipedia.org/wiki/Thick_description
Gilbert Ryle, What is 'Le Penseur' doing?
samedi 13 février 2010
David Riesman & The Lonely Crowd (1950)
Robert Fulford's column about David Riesman's The Lonely Crowd
Joseph Gabel, À propos du malaise américain (1966) (persee.fr)
George Orwell et la décence ordinaire
« You may hate the machine-civilization, probably you are right to hate it, but for the present there can be no question of accepting or rejecting it. The machine-civilization is here, and it can only be criticized from the inside, because all of us are inside it. » (The Road to Wigan Pier, 1937)
Orwell, l'outsider des vies ordinaires (nonfiction.fr)
Bruce Bégout, De La Décence ordinaire (entretien sur article11.info)
cf. Take Me Back to Dear Old Blighty
mercredi 10 février 2010
jeudi 17 décembre 2009
Rainer Rochlitz
Frédéric Maufras, Le jugement critique a-t-il encore un avenir ?
jeudi 3 décembre 2009
vendredi 13 novembre 2009
mercredi 21 octobre 2009
Bruce Bégout
Voces SOS 4.8 (vidéo)
Pensées privées - Journal philosophique (1998-2006)
Orwell, l'outsider des vies ordinaires (De la décence ordinaire)
Entretien sur article11.info à propos de De La Décence ordinaire.
Zéropolis. L’expérience de Las Vegas (Le Passant Ordinaire, n°49, juin - sept. 2004)
L'Éblouissement des bords de route (présentation du livre sur le site de l'éditeur)
dimanche 18 octobre 2009
Walter Benjamin
Petite histoire de la photographie (1931) [pdf]
Paris, capitale du XIXe siècle (1939)
Baudelaire ou les rues de Paris (1939)
http://classiques.uqac.ca/classiques/benjamin_walter/benjamin_walter.html (UQAC)
Philippe Simay, Walter Benjamin, d’une ville à l'autre
Jean-Michel Palmier, "Baudelaire, Benjamin : histoire d’une rencontre" (Magazine Littéraire, janvier 1990, n° 273)
jeudi 1 octobre 2009
mercredi 23 septembre 2009
Theodor W. Adorno
Georg Simmel, Le concept et la tragédie de la culture
In his essay "The Metropolis and Mental Life", Simmel theorizes that the complexities of the modern city create new social bonds and new attitudes towards others. The modern city was transforming humans, giving them a new relationship to time and space, inculcating in them a "blasé attitude", and altering fundamental notions of freedom and being:
" The deepest problems of modern life derive from the claim of the individual to preserve the autonomy and individuality of his existence in the face of overwhelming social forces, of historical heritage, of external culture, and of the technique of life. The fight with nature which primitive man has to wage for his bodily existence attains in this modern form its latest transformation. The eighteenth century called upon man to free himself of all the historical bonds in the state and in religion, in morals and in economics. Man's nature, originally good and common to all, should develop unhampered. In addition to more liberty, the nineteenth century demanded the functional specialization of man and his work; this specialization makes one individual incomparable to another, and each of them indispensable to the highest possible extent. However, this specialization makes each man the more directly dependent upon the supplementary activities of all others. Nietzsche sees the full development of the individual conditioned by the most ruthless struggle of individuals; socialism believes in the suppression of all competition for the same reason. Be that as it may, in all these positions the same basic motive is at work: the person resists being leveled down and worn out by a social-technological mechanism. An inquiry into the inner meaning of specifically modern life and its products, into the soul of the cultural body, so to speak, must seek to solve the equation which structures like the metropolis set up between the individual and the super-individual contents of life. " ("The Metropolis and Mental Life")
Le concept et la tragédie de la culture
The Metropolis and Mental Life (altruists.org)
The Metropolis and Mental Life (bolenderinitiatives.com)
Texts in English (Universität Zürich)
Textes en français (Uni. Nancy-Metz)
Jürgen Habermas, "Georg Simmel on Philosophy and Culture"
Nicole Lapierre, De Georg Simmel à Siegfried Kracauer (persee.fr)
Essays on Simmel (bolenderinitiatives.com)
http://ssr1.uchicago.edu/PRELIMS/Theory/simmel.html
Les grandes villes et la vie de l'esprit, notes de lecture (lombreduneville.blogspot.com) (1), (2), (3), (4), (5).
Bernard Stiegler
"Figure de l'amateur et innovation ascendante" (mp3)
http://www.tvetoile.net/
"Dépasser l’opposition des producteurs et des consommateurs" (entretien)
A propos de la télévision (vidéo)
http://www.christian-faure.net/tag/stiegler/